Cessez d’être gentille, soyez VRAIE !

« Cessez d’être gentille, soyez vraie ! »  Voilà ce que je ne cesse de répéter à mes amies qui me disent être trop charitables avec leur conjoint.

Cette expression -que j’ai tournée ici pour nous les filles- est en référence à l’excellent livre « Cessez d’être gentils, soyez vrai! » de Thomas d’Ansembourg.


Face au succès de son livre, T. d’Ansembourg a sorti une excellente version illustrée par Alexis Mouailhat. Ces deux livres ont été tellement importants pour moi qu’ils auront droit à un article qui leur sera entièrement dédié. 😉

Si vous souhaitez acheter ces livres, il vous suffit de cliquer sur les images 🙂

« Trop bonne, trop c…e »

On connait toutes cet adage là. Mais est-ce vraiment de la gentillesse ? Je n’en suis pas convaincue… et voici pourquoi.

1er piège :  être gentille par peur de perdre sa relation avec l’autre

Être vraie, c’est prendre le risque de perdre un peu de sa relation avec l’autre.

Prenons un cas concret : « mon copain s’achète un nouveau vêtement que je trouve affreux, mais je remarque qu’il en est absolument ravi. Si je lui dis ce que je pense, j’ai peur qu’il le prenne mal, et donc qu’il m’en veuille, et que je perde donc à terme la relation que j’entretiens avec lui. » Évidemment, il serait plus simple d’affirmer que son vêtement lui va comme un gant dans l’immédiat. Mais à long terme, ce comportement ne peut tout simplement pas marcher.

Vous le sentez le problème ?

femme qui pense

C’est comme une boule de neige, à chaque « mensonge » ou non-dit, la boule devient de plus en plus grosse… jusqu’au jour où elle nous écrase en nous roulant dessus, au moment où nous nous y attendons le moins ! Chaque mot, chaque conversation qui n’a pas été entièrement vraie est une porte d’entrée pour une incompréhension à venir et donc pour une future dispute…et je vous laisse imaginer la suite.

Comment faire ?

Que risquez-vous à être sincère, tant que vous dites les choses avec bienveillance ? L’objectif ici n’est pas d’être gratuitement insultant ou méchant envers son conjoint, juste d’essayer de trouver des mots qui ne soient pas insultants, mais justes. Par exemple, au lieu de dire « tu choisis toujours mal tes vêtements ! » préférez « je ne suis pas spécialement fan de ce vêtement moi, mais s’il te plait pour aller au travail, alors tant mieux 🙂« . En faisant ça, que craignez-vous ? Qu’il le prenne mal ? Si c’est le cas, demandez lui simplement s’il aurait préféré que vous lui mentiez ouvertement…!

Son ego va peut-être accuser le coup, mais à force d’entraînement par des choses aussi simples de la vie quotidienne qu’une conversation sur un vêtement, le choix d’une couleur de meuble… vous verrez qu’il ne vous sera que plus reconnaissant de votre sincérité.

Encore mieux : en prenant ce petit risque à cesser d’être gentille et à être vraie, et de peut-être froisser son ego sur l’instant présent, vous vous assurez à long terme une relation plus vraie, plus saine et plus durable. Alors, il est où le risque finalement ? 😉

 

2ème piège : être gentille parce qu’on n’a pas bien défini ses valeurs

Combien de fois on se retrouve dans des soirées ou autres événements pour faire « plaisir à quelqu’un », parce qu’on « est trop gentille » ? Et combien de fois cela a abouti à une mauvaise soirée, à une dispute ?

On le sait : accepter de faire quelque chose uniquement pour « être gentille » ne nous rendra que plus susceptible à la moindre occasion et nous fera prononcer ce fameux « je le sentais…! » . Non, en fait quand on fait ça tout en regrettant notre acte à l’instant même où on accepte de s’embarquer dans le plan, c’est parce qu’on n’est pas assez claire sur nos valeurs, comme j’en parle dans mon article sur l’importance d’avoir identifié ses valeurs.

Prenons un exemple concret : « Mon copain me demande de l’accompagner à une soirée, alors qu’à ce moment là, mon besoin n’est pas de sortir et voir du monde mais de rester au chaud devant ma série préférée, bref une soirée « cocooning » repas télé/série/peignoir » .

cocooning

Comment faire ?

La question à se poser est donc : « dans mes valeurs, qu’est-ce que je fais passer en premier ? Respecter mes besoins « urgents » comme celui de me reposer ou de rendre heureux mon conjoint ? »

Il n’y a pas de bonne réponse,  chacun définissant ses valeurs comme il le souhaite, sachant qu’elles peuvent aussi être influencées par le contexte présent. Par exemple j’ai personnellement comme valeur de respecter mes propres besoins de repos AVANT de faire quelque chose avec mon conjoint qui lui fasse plaisir. Ça c’est la règle générale, mais si à une période je remarque qu’il est peut-être mélancolique, un peu déprimé, et qu’une soirée lui ferait le plus grand bien, alors je décide de faire passer la valeur de le rendre heureux devant celle de me reposer. On peut donc faire bouger nos valeurs en fonction des conditions présentes et ce n’est en aucun cas un problème. Le principal est que nous SAVONS pourquoi nous prenons telle ou telle décision, et nous pouvons agir alors pleinement, sans aucun regret.

Exit le fameux « et si j’étais tranquillement restée chez moi… » 😉

 

Conclusion : être gentille, un défaut ?

D’après ces deux exemples on voit mieux que ce qu’on appelait « gentillesse » était en fait de la peur (peur de perdre sa relation avec l’autre) et une défaillance dans sa définition de valeurs. Cela peut alors apparaître non plus comme une qualité, mais plutôt un défaut !

D’ailleurs les personnes qui se disent « trop gentilles » avec leurs proches le témoignent souvent de manière négative, car elles en souffrent réellement.

Votre relation avec votre conjoint est une excellente façon de vous entraîner à cesser d’être gentille, mais à être vraie, vous-même, selon vos besoins et vos valeurs. Je l’applique depuis de nombreuses années avec mon conjoint et le résultat est 100% positif, et j’ai la joie aujourd’hui d’être entièrement moi-même sans aucune retenue avec lui. 🙂

Mon conseil : essayez de prendre conscience de ces moments où vous êtes sur le point d’être trop gentille, et de peut-être regretter ce que vous allez dire. Si vous n’y arrivez pas sur l’instant présent au début ce n’est pas grave, vous pouvez passer par la méditation pour prendre conscience de ces moments.

Dites-moi en commentaire

1. la dernière fois que vous avez été « trop gentille » et que vous l’avez regretté,

2. selon vous ce que vous auriez dû faire à la place

3. je vous répondrai en commentaire ! 🙂

 

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