Atlas Shrugged, ou LE livre qui m’a (le plus) inspirée dans ma vie

A la question « quel est le livre qui m’a (le plus) inspiré dans ma vie » je sais exactement quoi répondre… Il s’agit du livre qui a changé ma conception ENTIÈRE du monde  (oui oui rien que ça !) : les valeurs morales, en passant par le travail, les relations amicales et amoureuses, l’entreprenariat, bref, tout un programme… 😀

Une fois n’est pas coutume, je vais donc vous partager aujourd’hui LE livre qui a chamboulé puis a permis de reconstruire tout mon système de valeurs, dont celles que j’applique aujourd’hui dans mes relations amoureuses.

Note : Cet article participe à un carnaval d’articles inter-blogueurs ayant pour thème : “ Quel est le livre qui m’a (le plus) inspiré dans ma vie ? ” organisé par Katia du blog Routines Plaisir. Cliquez sur le lien suivant pour découvrir d’autres articles ayant pour thème un livre qui a inspiré ma vie.

« Bon alors, elle nous le donne son titre ou bien ? »

Ahaha d’accord je ne vous fais pas languir plus longtemps, il s’agit ni plus ni moins de l’incroyable roman philosophique Atlas Shrugged (traduit par la Grève en français), écrit par Ayn Rand.

« C’est quoi ce truc ?!… Jamais entendu parler ! »

Il s’agit ni plus ni moins du deuxième livre le plus lu dans tous les USA (le 1er étant la Bible), et qui est totalement passé incognito en France. Pas très surprenant, les valeurs portées dans ce roman semblent aux antipodes de la mentalité généralement décrite sur la France…

Publié en 1957 aux États-Unis, Atlas Shrugged (« Atlas haussa des épaules » si on traduisait littéralement) est un livre engagé qui remet en cause les politiques interventionnistes et a comme thème principal le rôle de l’esprit humain dans la société. Ok dit comme ça ce roman de plus de 1800 pages peut sembler tout à fait barbant j’en conviens 😉 Et pourtant, tout au long des pages, on lit avec avidité l’évolution des personnages, on réfléchit sans cesse sur leurs actions, leurs pensées et on remet en cause tout notre système de valeurs. En bref, « La Grève » est un plaidoyer de l’égoïsme rationnel, rien que ça.

 

Atlas Shrugged, de quoi ça parle en fait ?

Difficile de résumer ce roman philosophique tant d’idées et de concepts sont abordés dedans. Si je devais grossièrement résumer l’histoire, nous avons d’un côté des entrepreneurs comme le personnage principal Dagny Taggart, John Galt ou encore Hank Rearden qui se battent pour faire vivre et améliorer les chemins de fer aux Etats-Unis et de façon générale la liberté d’entreprendre, et de l’autre des représentants du gouvernement et la population qui œuvrent pour établir le « principe de précaution » vis à vis de ces industries, qui n’est en fait que la défense d’intérêts privés sous prétexte du « bien public ».

Pourquoi vous devriez absolument lire Atlas Shrugged

Atlas Shrugged ce n’est pas simplement le résumé que j’en ai fait ci-dessus, c’est un livre philosophique où nos systèmes de valeurs sont ébranlés à chaque page, c’est un livre d’aventure, un livre d’entreprenariat et aussi un formidable livre d’amour. Après des années à étudier l’écologie (je suis ingénieure écologue de formation) sous le même angle, Atlas Shrugged a bouleversé toute ma conception du monde, et de ce que je plaçais trop naïvement dans « le bien ou le mal ».

Car la force d’Ayn Rand est de nous faire réfléchir tout au long de ce roman philosophique, et non de nous asséner des idées à coup de massue comme le font  beaucoup d’autres !

Qu’est-ce que j’ai appris grâce à ce livre ? En 3 points :

  • Qu’utiliser de méthodes répressives au nom du « bien commun » mènent à des dérives très dangereuses et sont de fait à éviter comme la peste. On pourrait également citer l’importance du respect de la propriété privé par le respect du travail réalisé.
  • Que l’amour n’enlève en rien le devoir d’être entièrement sincère avec l’autre, même quand cela peut être douloureux à entendre.
  • Que le travail, la détermination et la réflexion sont les éléments clés pour se construire en tant qu’être humain et en tant qu’entrepreneur.

Depuis, je ne vois plus l’être humain comme l’ennemi de la Terre, je ne vois plus les constructions comme fatalement néfastes, j’imagine une autre façon de concevoir la protection de la biodiversité pour l’intérêt de l’Homme. Je n’ai plus de ressentiment des buildings et grosses constructions car je comprends leur raison d’être et leur créateur… de façon générale, j’ai la sensation d’avoir une vision moins simpliste des choses et de mieux comprendre le monde qui m’entoure.

 Je finirai sur un petit bout du fameux discours de John Galt (le discours fait 62 pages en version française!), personnage du roman :

 » […] vous me dites que le fort produit de l’argent au détriment du faible, n’est-ce pas ? Mais de quelle force s’agit-il ? Ce n’est pas celle des armes ni des muscles. Ce qui produit de la richesse, c’est la capacité de l’homme à penser. Pour autant, l’inventeur du moteur gagne-t-il de l’argent au détriment de ceux qui ne l’ont pas inventé ? Est-ce que l’homme doué d’intelligence gagne de l’argent au détriment des sots ? Le capable au détriment de l’incompétent ? L’ambitieux au détriment du paresseux ? Quand il est n’est pas détourné ou pillé, l’argent est le fruit des efforts de toute homme honnête, chacun dans la limite de ses capacités. L’homme honnête sait qu’il ne peut pas consommer plus qu’il n’a produit. »

Entrepreneur, blogueur ou simple amoureux de la liberté, je ne peux que vous conseiller chaudement de lire ce livre, qui est en lui seul une incroyable pépite d’or.

Man earth

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